Mardi, après l'annonce du décès du président tchadien des suites de blessures lors de combats contre des rebelles, le département d'Etat américain avait demandé une "transition pacifique du pouvoir conforme à la Constitution tchadienne". Pressé de questions, son porte-parole Ned Price n'avait pas voulu s'aventurer plus loin.Or Mahamat Idriss Déby, le fils du défunt chef d'Etat, a dissous l'Assemblée nationale et le gouvernement, prenant la tête d'une junte militaire qui concentre tous les pouvoirs, officiellement pour diriger une transition de dix-huit mois vers des élections "libres et démocratiques".Pour de nombreux opposants qui ont toujours été réprimés par le régime d'Idriss Déby, cette prise de pouvoir n'est rien d'autre qu'un "coup d'Etat".Mais interrogé à nouveau mercredi, Ned Price n'a pas voulu dire s'il considérait qu'il s'agissait d'une entorse à la Constitution tchadienne. "La situation est mouvante, je ne vais pas la caractériser ainsi à ce stade", a-t-il dit à des journalistes. "Nous suivons de très près la situation politique sur place", a-t-il ajouté."Nous voulons voir une transition pacifique et démocratique du pouvoir vers un gouvernement dirigé par des civils, nous serions préoccupés par toute autre solution", a-t-il insisté.La France et l'Union européenne ont d'ores et déjà semblé accepter le principe d'une transition militaire d'une "durée limitée" à condition qu'elle conduise à de nouvelles élections "inclusives".Le Tchad est en effet un allié-clé des Occidentaux contre les groupes jihadistes au Sahel.
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