La Russie, la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, et l'Inde, membre non permanent, ont notamment soulevé des "objections", estimant qu'il "ne fallait pas interférer dans des affaires internes" de l'Ethiopie, ont indiqué ces sources sous couvert d'anonymat à l'AFP.Un texte "n'est pas une nécessité", ont aussi estimé Moscou et Pékin, a précisé un diplomate. "La Russie a été l'objecteur principal" à l'adoption d'un texte, a assuré un autre diplomate, en estimant difficile que le texte proposé soit adopté."Les experts (des 15 pays membres) vont continuer à négocier", a affirmé une autre source diplomatique.Selon une source diplomatique, les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger et Tunisie) étaient en revanche d'accord pour l'adoption d'une déclaration. Lors de la dernière réunion du Conseil, début février, ces pays avaient été contre l'approbation de tout texte et aucun projet n'avait même été discuté.Selon une version du texte obtenue par l'AFP, le Conseil de sécurité entendait exprimer sa préoccupation à l'égard de la situation humanitaire au Tigré "où des millions de personnes restent dans un besoin urgent de nourriture, d'eau, de protection et de services essentiels".Le Conseil devait aussi appeler "à une cessation immédiate des hostilités et réaffirmer un engagement fort envers la souveraineté, l'indépendance politique, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ethiopie".A l'issue de la réunion, l'ambassadrice américaine, Linda Thomas-Greenfield a souligné dans une déclaration que le conflit au Tigré "menaçait directement la paix et la sécurité régionales". "Nous avons besoin de nous en occuper immédiatement" et "prévenir de nouvelles atrocités", a-t-elle ajouté, en réclamant, comme un responsable de l'ONU précédemment, un retrait d'Ethiopie des troupes d'Erythrée.
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