"Récemment, il y a l'évolution du Tchad qui est très dangereuse", a déclaré M. Grandi lors d'une conférence de presse à Kinshasa, en référence au décès du président Idriss Déby Itno, auquel a succédé un de ses fils, à la tête d'un Conseil militaire de transition (CMT)."Le Tchad joue un rôle important dans la stabilité du Sahel qui est une région où les crises humanitaires et les déplacements sont très importants", a-t-il souligné, promettant d'aborder avec le chef de l'Etat congolais, Félix Tshisekedi, président en exercice de l'Union africaine (UA), "d'autres situations qui nous occupent et nous préoccupent sur le continent: l'Éthiopie, le Soudan".Le responsable du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) est revenu sur le chassé-croisé migratoire en RDC, qui compte à la fois cinq millions de déplacés internes, 940.000 réfugiés congolais dans les pays voisins, et 500.000 réfugiés de pays voisins sur son sol, d'après les estimations."On a vu une augmentation en flèche des déplacements (internes). On parle d'un million des déplacés seulement dans l'Ituri (Est). Ce sont vraiment des situations gravissimes", a-t-il dit.M. Grandi s'est engagé à plaider pour la tenue de réunions tripartites entre la RDC, le HCR et chacun des pays qui hébergent les 940.000 réfugiés congolais, afin d'organiser le retour de ceux qui en ont exprimé la volonté.Il s'était rendu mardi dans le nord de la RDC, près de la frontière avec la Centrafrique, où plusieurs milliers de Centrafricains se sont réfugiés après les violences autour des élections de décembre 2020.
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