Parmi les anciens ministre cités comme témoins, seule la ministre de la Défense de l'époque Michèle Alliot-Marie a indiqué qu'elle ne viendrait pas, estimant avoir tout dit sur cette affaire en témoignant devant une juge d'instruction en 2010.Le procès s'est ouvert lundi à Paris, en l'absence des trois accusés biélorusse et ivoiriens mais avec des familles de victimes qui espèrent avoir "enfin des réponses" dans cette affaire toujours obscure, notamment de la part des ministres de l'époque.Les audiences doivent se succéder pendant trois semaines, jusqu'au 16 avril. M. Barnier, à l'époque ministre des Affaires étrangères, y est attendu le 12 avril et MM. Raffarin (Premier ministre) et Villepin (Intérieur) le 13.Le 6 novembre 2004, deux chasseurs de l'armée loyaliste ivoirienne, qui tentait de reprendre le contrôle du nord du pays aux rebelles, ont bombardé à Bouaké un camp militaire des forces de paix françaises chargées de faire tampon entre les deux camps. Cette attaque surprise a tué 9 soldats français et un civil américain, et fait une quarantaine de blessés.L'enquête n'est pas parvenue à déterminer qui a donné l'ordre de bombarder les Français et pourquoi.Les ministres et l'état-major français ont toujours privilégié l'hypothèse d'une "bavure" ivoirienne.Mais certains tergiversations et déclarations contradictoires de ministres français de l'époque ont semé le doute chez des familles de victimes, au point que certains de leurs avocats voient le bombardement comme le fruit d'une "manipulation politique française" qui aurait mal tourné.Les enquêteurs ont examiné le rôle à l'époque de Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier, et une juge d'instruction a demandé en vain leur renvoi devant la Cour de Justice de la République (CJR), seule institution française habilitée à juger des anciens ministres.
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