Toutes de blanc vêtues, plusieurs dizaines, voire des centaines de "mamans" ont marché pour "la paix à Beni", ville au coeur d'un territoire-martyr où plus de 6.000 civils ont été tués depuis 2013, d'après l'Eglise catholique.Leur marche a été dispersée par la police qui a tiré des coups de gaz lacrymogène, a constaté un correspondant de l'AFP.Avant la marche, des centaines d'élèves avaient veillé toute la nuit devant la mairie."Nous sommes ici pour exiger la présence du chef de l'État dans la ville de Beni", a déclaré aux journalistes un jeune manifestant, Kakule. "Stop à la perturbation" des écoles, pouvait-on lire sur des pancartes tenues par des jeunes élèves.Le président Tshisekedi a voulu cette semaine "tordre le cou à toutes ces critiques qui consistent à faire croire que nous ne réagissons pas à la situation dans l'Est"."Notre riposte sera impitoyable jusqu'à l'éradication totale de ces violences à l'Est", a-t-il assuré mercredi à Kinshasa lors d'une conférence de presse avec son homologue kényan Uhuru Kenyatta.Le 5 avril, un appel à une grève générale avait été lancé à Beni contre l'inaction de la Mission des Nations unies (Monusco) face aux massacres de civils.Le gouverneur du Nord-Kivu, où se trouve Beni, a interdit la semaine dernière toute manifestation dans sa province après des heurts meurtriers entre police et manifestants à Goma le chef-lieu provincial.Dans le territoire de Beni, près de la frontière ougandaise, les tueries sont attribuées essentiellement au groupe armé des Forces démocratiques alliées (ADF), à l'origine des rebelles musulmans ougandais qui ont fait souche dans la région.Les ADF ont été inscrits en mars par les États-Unis sur leur liste des organisations "terroristes" affiliées au groupe État islamique (EI).
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