Le président zimbabwéen Robert Mugabe et son rival devenu Premier ministre Morgan Tsvangirai ont lancé mercredi le mouvement conjoint d'élaboration d'une nouvelle constitution, pressant la population à être tolérante et à éviter les violences.
"Nous sommes tombés d'accord au plus haut niveau pour qu'il n'y ait plus de violences", a déclaré le vieux président, 86 ans, en lançant le processus devant les députés de son parti Zanu-PF et ceux du Mouvement pour le changement démocratique de M. Tsvangirai."Nous pouvons être en désaccord.Acceptons parfois de l'être", a déclaré M. Mugabe, le plus vieux président d'Afrique.
La rédaction d'une nouvelle constitution fait partie de l'accord élargi signé en février 2009 par les deux partis sur un gouvernement d'union.
M. Mugabe, à la tête de l'ancienne Rhodésie depuis son indépendance de Londres en 1980, a estimé que le processus devait être mené jusqu'au bout.
"Nous sommes maintenant un pays souverain que personne d'autre n'inhibe que ceux qui cherchent à intervenir dans nos affaires intérieures et qui le font illégalement", a-t-il affirmé.
"Nous permettrons à la population de débattre de la nature du gouvernement qu'elle souhaite.Nous devons aussi observer ailleurs les pratiques en cours et permettre aux gens de faire leur choix", a-t-il ajouté.
Des équipes de députés, de représentants politiques et d'autres groupes d'intérêt écouteront ce week-end les vues de la population sur le projet de constitution.
"Le monde observe à la fois le processus et le contenu, jusqu'au projet final", a souligné M. Tsvangirai."Au peuple du Zimbabwe, je dis qu'il est temps de déterminer la nature de notre nouvelle constitution", a-t-il ajouté.
"J'encourage les Zimbabwéens à résister à toute intimidation pour influencer le processus.La nation n'oubliera pas ceux qui tentent d'interrompre le processus", a-t-il dit.
MM.Mugabe et Tsvangirai ont fini par s'entendre sur un gouvernement avec le soutien des pays d'Afrique australe après des incidents sanglants avant, pendant et après les élections générales et une faillite totale de l'économie du pays.
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