"Toutes les marches ou manifestations, quelles que soient leurs dénominations, n'ayant pas eu un accord préalable et susceptibles d'occasionner des troubles à l'ordre public, sont strictement interdites sur l'ensemble du territoire national", selon le décret signé par Souleyman Abakar Adoum.Plusieurs partis politiques et des associations de la société civile ont appelé à des manifestations mardi contre le CMT, dirigé par Mahamat Idriss Déby, fils de l'ancien président Idriss Déby, qui s'arroge tous les pouvoirs. La convention tchadienne des droits de l'homme a demandé lundi à ses militants "épris de paix et de justice à sortir massivement" contre le CMT, "un organe illégal et illégitime adoubé par la France qui pense imposer aux Tchadiens une nouvelle dictature militaire".Le CMT est dirigé par Mahamat Idriss Déby, entouré de 14 généraux parmi les plus fidèles de son père.Mahamat Idriss Déby a promis des "élections libres et démocratiques" dans 18 mois. Général de corps d'armée âgé de 37 ans, il est également "le chef suprême des Armées" et préside outre le CMT, "le conseil des ministres, les conseils et comités supérieurs de défense nationale", selon cette charte de transition.Dès la prise de pouvoir par le CMT, l'opposition et la société civile avaient appelé à "une transition dirigée par les civils".Mahamat Idriss Déby a nommé lundi Albert Pahimi Padacké, dernier Premier ministre d'Idriss Déby, chef du gouvernement de transition au Tchad.M. Pahimi Padacké dirigera, selon la charte de transition, un gouvernement de transition dont les membres seront nommés et révoqués par Mahamat Idriss Déby.En préambule du décret, le ministre de la sécurité publique évoque "la situation sécuritaire exceptionnelle du pays". Depuis le 11 avril, les rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), ont lancé une offensive contre N'Djamena. L'armée accuse le FACT d'être responsable de la mort d'Idriss Déby, monté au front.Lors de la dernière campagne présidentielle, remportée par Idriss Déby, les manifestations de l'opposition ont été systématiquement interdites par les autorités qui évoquaient des risques de "troubles à l'ordre public".
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