Le 24 mars, des groupes armés ont attaqué Palma, ville portuaire de 75.000 habitants, tuant des dizaines de civils, policiers et militaires. Le raid soigneusement préparé, lancé à seulement quelques kilomètres du méga-projet gazier du groupe français Total, sur la péninsule d'Afungi, a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).L'agence de l'ONU a aidé à transporter par avion les personnes les plus vulnérables vers la capitale provinciale, mais depuis vendredi, les vols sont suspendus."En raison de la détérioration de la situation sécuritaire, nous avons pour l'instant temporairement interrompu les vols d'évacuation d'Afungi vers Pemba avec le service aérien d'aide humanitaire des Nations unies (UNHAS), géré par le PAM", a déclaré à l'AFP sa porte-parole, Shelley Thakral.Depuis le 25 mars, le PAM a évacué 380 personnes, principalement des femmes et des enfants.Près de 10.000 personnes ont été déplacées par l'attaque, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Quelque 23.000 autres se trouveraient encore dans la région d'Afungi, sous protection militaire, selon l'OIM.Une source militaire à Maputo a déclaré vendredi à l'AFP que Total avait évacué tout le personnel de son site gazier. Selon une source de sécurité, des rebelles ont été repérés ces derniers jours à proximité du site de Total.Avant l'attaque de Palma, 2.600 personnes, dont la moitié de civils, avaient déjà péri dans plus de 800 attaques de jihadistes ces trois dernières années.vid-sn/cls/mm
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