Six Zimbabwéens, arrêtés après un débat sur le Moyen-Orient, libérés

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HARARE (AFP)

Six Zimbabwéens, inculpés de trahison pour avoir participé à un débat sur les révoltes populaires en Egypte et Tunisie, ont été remis en liberté mercredi contre le versement d'une caution de 2.000 dollars chacun.

"Il n'y a pas l'ombre d'une preuve pour soutenir que des Zimbabwéens ont envisagé une révolution à la Tunisienne ou à l'Egyptienne" pour renverser le président Robert Mugabe, a déclaré le juge Samuel Kudya.

"Les accusés ne présentent pas de risque de fuite", a-t-il poursuivi, en ordonnant la libération de Munyaradzi Gwisai, un ancien député d'opposition, et de cinq militants des droits de l'Homme.

Cinq hommes et une femme avaient été arrêtés le 19 février avec une quarantaine d'autres personnes qui ont pour leur part été libérées début mars faute de preuves.

Les six restent inculpés de trahison, une peine passible de la peine de mort au Zimbabwe.

Ces arrestations ont été condamnées par Washington mais aussi par la Haute Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Navi Pillay, qui a dénoncé une "répression grandissante contre la société civile" au Zimbabwe.

Le Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui partage depuis deux ans le pouvoir avec Robert Mugabe, a estimé que ces arrestations, ainsi que les interpellations de deux députés de son parti et de son ministre de l'Energie, étaient l'oeuvre d'"une dictature barbare et insensée".

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