Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre depuis quatre ans d'un sanglant conflit séparatiste opposant fréquemment des groupes armés anglophones à l'armée, les ONG internationales et l'ONU accusant régulièrement les deux parties d'exactions et de crimes contre les civils. Au milieu de la nuit, "des séparatistes ont attaqué le poste militaire avancé de Menfoung, le bilan est de quatre militaires tués et un grièvement blessé", a déclaré à l'antenne de la télévision d'Etat CRTV Augustine Awa Fonka, le gouverneur de la région de l'Ouest limitrophe du Nord-Ouest, dans laquelle est situé Menfoung.Des rebelles armés venus du Nord-Ouest lancent relativement fréquemment des incursions meurtrières visant les postes militaires de l'Ouest.A partir de 2017, des manifestations de membres de la minorité anglophone camerounaise peuplant les Nord-Ouest et Sud-ouest, qui reprochent à la majorité francophone et à l'indéboulonnable président Paul Biya, 88 ans et au pouvoir depuis plus de 38 ans, de les marginaliser, ont dégénéré en un conflit meurtrier. L'armée commet régulièrement des crimes contre la population anglophone, selon les ONG internationales et l'ONU, et Yaoundé en reconnaît finalement certains après d'intenses pressions internationales, mais qu'elle attribue généralement à des militaires "incontrôlés". De leurs côtés, les rebelles commettent aussi régulièrement des atrocités contre des civils. Outre des attaques et attentats fréquents visant policiers et soldats, les séparatistes armés multiplient les enlèvements, notamment dans les écoles qui enseignent le français, et assassinent des habitants qu'ils accusent de "collaborer" avec Yaoundé.Ce conflit a fait plus de 3.500 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile en quatre ans.
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