M. Pereira est le chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui a mené la lutte pour l'indépendance en 1974 de la Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise.Battu lors du second tour de l'élection présidentielle de décembre 2019 face à Umaro Sissoco Embalo, il avait quitté la Guinée-Bissau quelques mois plus tard et se trouvait depuis lors au Portugal, d'où il est rentré à bord d'un vol commercial, selon le correspondant de l'AFP.Des milliers de personnes ont acclamé le cortège qui l'a emmené dans l'après-midi entre l'aéroport de Bissau et le siège de son parti, situé à deux pas du palais présidentiel dans le centre de la capitale.Un important dispositif policier était déployé tout au long du parcours, que M. Pereira a achevé à pied. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule réunie devant le siège du PAIGC, selon la même source."Ceux qui pensaient que j'aurais peur de revenir au bercail se trompent", a-t-il lancé devant des journalistes."Personne ne peut empêcher un citoyen de revenir chez lui. Personne ne l'a chassé d'ici. Il est parti de son propre gré", avait déclaré la veille le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, alors que circulaient des rumeurs de retour imminent de M. Pereira.Le PAIGC conteste toujours l'élection de M. Embalo, reconnu en avril par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) comme président, après quatre mois de blocage post-électoral dans ce pays abonné aux crises politiques.
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