Osama Al Hasani, un homme d'affaires de 43 ans connu pour ses activités de prédicateur, sera extradé si le gouvernement marocain entérine par décret l'avis favorable d'extradition rendu cette semaine par la Cour de cassation, selon Me Mohamed Al Bakri.Le ministère australien des Affaires étrangères a fait savoir qu'il était "préoccupé par les circonstances de sa détention et sa possible extradition".Osama Al Hasani, qui vit au Maroc avec un passeport australien, a été interpellé à son domicile de Tanger le 8 février par la police qui a présenté un mandat de recherche visant un Saoudien recherché pour un vol de voiture commis en 2015 en Arabie saoudite, selon son avocat.Mais l'identité de l'homme recherché ne correspond pas à la sienne (les noms et les dates de naissance sont différents) et le délit reproché a été absous par la justice saoudienne, selon lui.La Cour de cassation du Maroc, qui ne s'est pas prononcée sur le fond du dossier, a rendu un avis favorable à la demande d'extradition émise par l'Arabie saoudite "sans accepter de mener une procédure de vérification d'identité et sans apporter la preuve qu'il est Saoudien", a affirmé Me Al Bakri à l'AFP.L'affaire a mobilisé plusieurs associations de défense des droits humains: son extradition en Arabie saoudite "où il aurait un procès inéquitable, avec un risque d'être soumis à la torture (....) représente un danger grave pour sa vie", a souligné dans un communiqué l'organisation ALQST (Justice) spécialisée dans la défense des droits humains en Arabie saoudite.L'ONG Mena Rights Group a pour sa part saisi le comité des Nations Unies contre la torture qui, selon son site internet, à "demandé au Maroc de surseoir à l'extradition en attendant l'examen de son dossier".
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