La justice marocaine a refusé à plusieurs reprises la liberté provisoire des deux journalistes, poursuivis dans des affaires distinctes mais toutes deux liées, selon leurs soutiens, à leurs publications critiques.De leur côté, les autorités marocaines mettent toujours en avant l'indépendance de la justice et la conformité des procédures.Soulaimane Raissouni a entamé un "jeûne de protestation" jeudi, suivi le lendemain par Omar Radi, a indiqué Me Miloud Kandil au cours d'une conférence de presse à Casablanca.Les deux hommes demandent "la liberté provisoire, vu qu'ils remplissent les conditions pour en jouir" et ils "souhaitent avoir des procès équitables", a-t-il dit. M. Radi, 34 ans, connu pour son engagement pour les droits humains, est poursuivi dans une double affaire de "viol" et d'espionnage. Son procès a été renvoyé au 27 avril lors d'une brève audience début avril.M. Raissouni, 48 ans, rédacteur en chef du journal Akhbar Al-Yaoum --qui a cessé de paraître mi-mars pour des raisons financières-- est poursuivi pour "attentat à la pudeur avec violence" et "séquestration", après une plainte déposée par un militant de la cause LGBT.Son procès devait s'ouvrir le 9 février mais il a été par deux fois renvoyé. La prochaine audience est fixée au 15 avril. L'administration pénitentiaire a indiqué dans un communiqué avoir tenté de le dissuader de faire une grève de la faim "en raison des graves conséquences de cette décision sur son état de santé". Face à son refus, il "a été placé sous contrôle médical", selon ce communiqué.L'historien franco-marocain Maâti Monjib, en détention préventive dans le cadre d'une enquête pour "blanchiment de capitaux", a été remis en liberté provisoire fin mars après trois mois de détention préventive et dix-neuf jours de grève de la faim.Ce militant des droits humains âgé de 60 ans a été condamné à un an de prison le 27 janvier pour "fraude" et "atteinte à la sécurité de l'Etat" au terme d'un procès ouvert en 2015, plusieurs fois reporté et conclu sans que ses avocats n'aient pu plaider. Son procès en appel a ouvert le 8 avril mais il a été renvoyé au 10 juin.
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