Ils faisaient partie d'un convoi d'officiers de sécurité et de policiers assignés à l'escorte d'Emmanuel Adil Anthony, gouverneur de l'Etat d'Equateur central, où se trouve la capitale, Juba, qui se rendait en avion dans la ville de Yei."Le gouverneur était en mission officielle (...) pour rencontrer les déplacés internes à Yei", a expliqué à l'AFP son porte-parole, Derick Derickson.L'embuscade s'est produite jeudi après-midi au sud de Juba, sur la route menant à Yei, un important carrefour pour le commerce avec la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda voisins, selon la même source.Le porte-parole, qui avait initialement annoncé un bilan de trois tués, a par la suite fait état du décès d'un blessé. Il a dénoncé le "meurtre brutal des quatre" gardes du corps, imputant l'attaque au Front national du salut (NAS) dirigé par l'ancien général Thomas Cirillo Swaka.Des combats et accrochages se produisent régulièrement dans cette région entre l'armée et les rebelles du NAS, non signataire de l'accord de paix de septembre 2018, et qui a déjà démenti par le passé toute implication dans de telles embuscades.Cet accord, censé mettre un terme à une guerre civile qui a fait plus de 380.000 morts et 4 millions de déplacés depuis décembre 2013, a abouti à la formation d'un gouvernement d'union nationale en 2020.De nombreux véhicules civils et de transport commercial ont été attaqués ces derniers mois sur la route Juba-Yei ainsi que sur la route Juba-Nimule, qui conduit en Ouganda.Un employé d'une ONG a été tué mercredi dans l'attaque d'un convoi humanitaire dans l'Etat voisin de l'Equateur oriental, limitrophe de l'Ouganda, du Kenya et de l'Ethiopie, avait annoncé jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.