Jusque-là, cette institution spécialisée des Nations Unies, créée en 1978 et basée à Rome, investissait en direction des zones rurales uniquement au moyen de prêts souverains et de dons destinés aux Etats. Pour pouvoir investir directement dans des entités du secteur privé, le Fida a modifié en 2019 son accord fondateur.Le "Programme de participation du secteur privé au financement" (PPSPF) vise à "accroître les investissements privés dont ont grand besoin les petites et moyennes entreprises, les organisations paysannes ainsi que les intermédiaires financiers qui fournissent des services aux petits exploitants", explique le Fida dans un communiqué. Il offrira plusieurs outils: prêts, instruments de gestion des risques (garanties) et prises de participation."Nous pouvons éliminer la faim et la pauvreté! Mais, pour y parvenir, nous devons de toute urgence mobiliser auprès du secteur privé davantage d'investissements en faveur des zones rurales, et libérer l'immense potentiel entrepreneurial de millions de PME et de petits producteurs ruraux", déclare le président du Fida, Gilbert Houngbo, cité dans le communiqué.L'institution a signé mercredi à Rome son premier prêt à un acteur du secteur privé, Babban Gona, une entreprise nigériane qui aide les petits exploitants à passer d'un modèle de subsistance à un modèle davantage tourné vers le marché, explique le Fida. Ce prêt, d'un montant de 5 millions de dollars, aidera Babban Gona à soutenir potentiellement 377.000 petits producteurs de riz et de maïs dans le nord du Nigeria en leur proposant des formations, des intrants de qualité et des services de commercialisation.Babban Gona stockera les récoltes des exploitants et les vendra pour le compte de ces derniers au moment où les prix sont les plus élevés, indique le Fida.En allouant ces 5 millions de dollars, le Fida veut inciter d'autres investisseurs à soutenir Babban Gona, qui souhaite lever 150 millions de dollars.Le nouveau programme PPSPF du Fida "concentrera ses investissements sur la création d'emplois, l'avancement des femmes, le renforcement de la résilience des exploitants et l'accélération des mesures d'atténuation des effets des changements climatiques", précise l'institution.
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