"Nous avons pour l'instant dû suspendre les vaccinations dans le Kwazulu-Natal", province de l'est du pays touchée ces derniers jours par des pillages à grande échelle, a déclaré dans un communiqué le groupe hospitalier privé Netcare. Le problème est principalement lié à des difficultés pour les fournisseurs d'acheminer les stocks de médicaments vers les hôpitaux, les transports reliant la capitale économique Johannesburg et l'Est étant entravés. L'Afrique du Sud est secouée depuis plusieurs jours par des vols et des destructions touchant principalement ces deux régions.Initialement provoquées par l'emprisonnement jeudi de l'ex-président Jacob Zuma, les violences se sont intensifiées ces derniers jours sur fond de crise économique et de chômage."Nous avons dû faire face à des difficultés liées à la pénurie de personnel, qui n'a pas pu se rendre sur son lieu de travail", souligne aussi Netcare, qui a dû fermer temporairement certains établissements.Par ailleurs, dans un contexte d'épuisement des personnels soignants et d'hôpitaux surchargés, l'accueil des personnes blessées dans les violences "exerce une pression supplémentaire" notamment sur les urgences, ajoute le groupe hospitalier.L'ONG Médecins sans frontières (MSF), présente dans le Kwazulu-Natal notamment pour lutter contre le Covid-19 mais aussi le VIH et la tuberculose, a également indiqué dans un communiqué avoir dû suspendre certaines activités."Il est urgent de veiller à ce que les établissements et les fournitures de santé ne soient pas pris pour cible", a déclaré l'ONG.Pays officiellement le plus touché sur le continent, l'Afrique du Sud compte plus de 2,2 millions de cas et 65.100 décès, dont 633 sur les dernières 24 heures.
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