Alors que les violences continuent en Côte d'Ivoire, près de quatre mois après le second tour de l'élection présidentielle, et que l'on commence à parler de guerre civile, la Ligue ivoirienne des droits de l'homme tente d'alerter la communauté internationale sur les graves et massives violations des droits de l'Homme commises dans le pays. « Le droit à la vie est banalisé », déplore l'ONG. En effet, à ce qui apparaît comme des tueries et assassinats classiques à l'arme à feu ou à l'arme blanche, se sont ajoutées les tueries à la roquette, aux obus et au bûcher ou à la torche (consistant à asperger des individus de liquide inflammable et à les brûler). Les sources onusiennes recensent près de 500 morts, de 100 disparus, de 900 arrestations, sans compter 1000 blessés, plusieurs centaines de milliers de déplacés et plus de 90 000 réfugiés au Libéria. D'après la Ligue des droits de l'homme, ces violations s'apparentent à des « crimes contre l'humanité ». Les militants dénoncent par ailleurs la destruction et le pillage de biens privés : les domiciles et les biens des cadres proches d'Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo, ou ceux du personnel de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) ont été saccagés.La Ligue ivoirienne dénonce d'autres violations des droits de l'homme : attaque de lieux de culte musulmans, atteintes à la liberté de la presse par l'intimidation et le harcèlement de journalistes, ou encore disparitions de nombreuses personnes, qui sont le plus souvent enlevées de nuit à leurs domiciles, ou arrêtées à des barrages par des hommes en armes. Relayée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, qui regroupe 164 organisations à travers le monde, la Ligue ivoirienne demande aux belligérants de cesser les affrontements, et à la force d'intervention des Nations-Unies d'accroître ses capacités opérationnelles pour pouvoir protéger de façon « réelle et effective » les civils, « conformément à son mandat ».
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