Le nouveau bilan du crash d'un avion cargo Antonov congolais sur un quartier d'habitations de Pointe-Noire, capitale économique du Congo (sud), s'établit désormais à 23 morts et une quinzaine de blessés alors que les secours continuent de chercher des victimes.
"En dehors des 19 corps retirés hier, nous en avons encore retiré quatre ce matin.Ce qui porte le bilan au total à 23 morts", a déclaré sur les lieux de l'accident le maire de la ville de Pointe-Noire Roland Bouiti-Viaudo.
De source hospitalière, il y a 18 blessés, 10 à l'hôpital Loandjili et 8 à l'hôpital Adolf Sicé.Les 10 blessés de Loandjili, dont une fillette de 8 ans, sont dans un état stable, selon un major de hôpital Auguste Mabiala.
Dans le quartier Mvou Mvou, des équipes de secouristes, masques sur le visage, et assistés par un engin de chantier, ont travaillé toute la journée sur la zone pour vérifier si d'autres victimes étaient ensevelies sous les décombres des maison écrasées.Une grande partie de la zone a été dégagée.A la tombée de la nuit, un secouriste a affirmé à l'AFP: "On va continuer à fouiller demain, on ne sait jamais".
Quelques centaines de badauds observaient la scène de l'extérieur d'un périmètre de sécurité établi par la gendarmerie, les police et les forces armées congolaises.
Une équipe gouvernementale composée de quatre ministres, celui des Transports (Isidore Mvouba), de la Santé (Georges Moyen), des Affaires sociales (Emilienne Raoul) et de l'Intérieur (Raymond Zéphirin Mboulou), se trouve sur les lieux de l'accident depuis lundi soir, selon la radio nationale congolaise.
Avec le gouvernement, les opérateurs privés du secteur des transports et les forces des sécurité, "nous allons nous réunir ce matin pour statuer sur la mise en place d'un comité de crise et d'une commission d'enquête pour déterminer les causes réelles du crash", a dit Michel Ambendé, directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac)
L'avion appartenait à Trans Air Congo (TAC), une des principales compagnies congolaises qui opère des vols cargo et passagers à l'intérieur du pays.Outre des vols intèrieurs, la compagnie, placée par l'Union europeenne sur liste des compagnies interdites de vol en Europe, propose des vols vers l'Afrique du Sud ou le Bénin.
L'Antonov, qui s'est écrasé alors qu'il était en phase d'atterrissage à Pointe-Noire, faisait la navette cargo entre Pointe-Noire et Brazzaville, et était presque vide et transportait 750 kg de viande de boeuf, selon M. Ambendé.
En général, les avions sont chargés en partant de Pointe-Noire, principale point d'entrée du Congo, et presque vide au retour de Brazzaville.
L'équipage, deux pilotes et deux mécaniciens, étaient russes, selon M. Ambendé.Cinq passagers clandestins se trouvaient dans l'appareil, selon la gendarmerie.
Les Antonov ne sont plus autorisés à prendre des passagers après des accidents par le passé, mais il arrive que certains équipages permettent à des proches ou des passagers clandestins payants de monter à bord.
L'appareil avait "amorcé l'atterrissage après avoir eu l'autorisation de la tour de contrôle", a expliqué M. Andembé.
Capitale économique, Pointe-Noire a une population avoisinant un million d'habitants et dispose d'un port important par lequel transite la majorité des marchandises importées et qui est aussi le point de sortie du pétrole congolais.
En juin 2010, onze personnes étaient mortes dans l'accident d'un avion à environ 30 km de la ville minière de Yangadou (nord-ouest du Congo).En août 2009, cinq membres d'équipage ukrainiens et un Congolais avaient péri dans le crash d'un avion cargo Antonov 12 sur un cimetière de la périphérie de Brazzaville.
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