Lundi, la Cour de cassation a confirmé la douzaine de condamnations à mort, prononcées notamment contre d'anciens ministres et députés issus des rangs de l'organisation.La plupart avaient participé en 2013 à un sit-in islamiste sur la place Rabaa, à l'est du Caire, où les forces de sécurité avaient violemment attaqué et tué des centaines de personnes en une seule journée lors d'un gigantesque sit-in long de six semaines.Les condamnés à mort --75 personnes selon l'ONG de défense des droits humains HRW-- sont notamment accusés d'avoir "armé des gangs criminels" et "assassiné des policiers"."Le procès de Rabaa a été un simulacre de justice, donc il est scandaleux que la plus haute cour ait confirmé ses 12 peines de mort", a déclaré dans un communiqué Joe Stork, directeur-adjoint pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de HRW.Connue localement comme l'"affaire de la dispersion du sit-in de Rabaa", l'affaire, qui remonte à 2013, comptait initialement plus de 600 accusés. Le président Abdel Fattah al-Sissi peut gracier les condamnés durant un délai de 14 jours après une peine définitive, précise l'organisation qui appelle le dirigeant à commuer ces peines."L'Egypte devrait immédiatement surseoir à toute nouvelle exécution (...) Pour aller de l'avant, l'Egypte droit prendre des mesures contre les crimes commis par les forces de sécurité, parmi lesquels (ceux commis à) Rabaa et les massacres de manifestants", a ajouté M. Stork."Comme d'autres procès de masse, celui-ci a échoué à établir des responsabilités individuelles et s'est lourdement fondé sur les allégations creuses de la Sécurité nationale", poursuit le communiqué.La confrérie des Frères musulmans, fondée en 1928, a longtemps été le principal mouvement d'opposition en Egypte malgré des décennies de répression. Aujourd'hui considérée comme une organisation "terroriste", cette confrérie a été rayée du paysage politique en 2013, après le bref mandat d'un an de l'un des leurs, Mohamed Morsi.Condamné à mort pour son rôle durant la révolte anti-Moubarak, l'ancien président -- premier civil élu démocratiquement-- est décédé en 2019 après s'être effondré au tribunal où il était jugé.Il avait été destitué par l'armée, alors dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, devenu depuis président.
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