Les trois hommes qui ont trouvé la mort en tentant de sauter de l'immeuble pour échapper aux flammes sont des migrants sans papiers, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Un enfant de deux ans est lui hospitalisé, entre la vie et la mort. Un autre adulte a également été blessé et huit personnes intoxiquées, selon la préfecture de police.L'incendie, dont les circonstances font l'objet d'une enquête, a pris dans les parties communes de ce bâtiment de la résidence des Flamants, propriété d'un bailleur social, où vivaient également des squatteurs, notamment des migrants nigérians. "Le feu est parti des gaines techniques", à l'aube, a précisé à l'AFP la préfète de police Frédérique Camilleri."Il y a un point de deal (de drogue) notoire ici et il y a des tensions entre les habitants et les trafiquants. Notre objectif est de sécuriser les opérations de secours afin que toutes les personnes puissent être mises à l'abri", a-t-elle ajouté.Femmes et enfants sont mis à l'abri en priorité dans une salle d'accueil improvisée par une ONG et des services d'aide sociale.Des draps noués pendant d'un appartement de ce bâtiment d'une dizaine d'étages témoignent de la panique qui a saisi les occupants voulant fuir le feu par l'extérieur, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Ce matin, on a vu que tout brûlait, on a vu des gens sauter", raconte Famous, 26 ans, montrant sur son téléphone le corps d'une des victimes à terre, une jambe brisée. Il a sauté selon lui du 8e étage.L'immeuble "aurait dû être détruit il y a quelques mois mais le projet prend du retard face aux problèmes à reloger les familles locataires", a précisé 13 Habitat, bailleur social propriétaire de cette résidence. "Des migrants, pour la plupart d'origine nigériane, squattent en parallèle des logements vides", selon 13 Habitat."S'il reste à déterminer l'origine du drame, ce que l'enquête éclaircira, il n'en demeure pas moins que la situation invivable des squats connus dans les logements depuis de nombreux mois et années génère aux Flamants, comme dans d'autres cités de Marseille, une dangerosité et des risques importants pour les habitants et les occupants", a estimé Samia Ghali, adjointe du maire de Marseille.
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