Ces responsables de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée, principal parti d'opposition), Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Cellou Baldé, tous les quatre les traits tirés par la fatigue et la maladie, ont été accueillis à leur sortie de la maison d'arrêt de Conakry par plusieurs dizaines de leurs proches.Ces retrouvailles se sont déroulées sous le regard des forces de l'ordre, massivement déployées pour l'occasion aux alentours de la prison civile."Je me réjouis pour mes collaborateurs qui vont retrouver la chaleur de la vie familiale et continuer à se soigner à domicile, a déclaré à l'AFP Cellou Dalein Diallo, le président de l'UFDG."Mais il ne faut jamais oublier qu'ils sont des innocents tout comme beaucoup de leurs camarades, tels qu'Etienne Soropogui et Oumar Sylla alias Foniké Mengué, qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois", a souligné M. Diallo."Cette libération conditionnelle ne peut réparer et même atténuer cette injustice, comme les préjudices physiques et moraux causés à ces innocentes victimes et à leurs familles", a-t-il estimé.Dans un communiqué lu vendredi soir sur les médias d'Etat, l'administration pénitentiaire a annoncé "une liberté conditionnelle accordée aux opposants Ibrahima Chérif Bah, Abdoulaye Bah, Cellou Baldé et Ousmane Gaoual Diallo pour leur permettre de poursuivre leurs traitements prescrits par leurs médecins personnels à domicile"."Les opposants ne doivent pas quitter Conakry sans une autorisation préalable de l'administration pénitentiaire", a précisé ce communiqué.Samedi au domicile de Chérif Bah, c'était la joie et le sourires. "Je suis aux anges, je suis content de retrouver mon frère, otage du président Alpha Condé depuis bientôt un an", s'exclamait sa soeur Fatoumata."Il nous a trop manqué, heureusement que Dieu nous l'a ramené aujourd'hui", s'est réjouie son épouse Hadja Maimouna Bah.Les quatre hommes sont poursuivis pour, entre autres, "trouble à l'Etat par la dévastation et le pillage, atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, diffusion et la mise à disposition d'autrui de données de nature à troubler l'ordre".La date de leur procès n'a pas été encore fixée. Des dizaines d'autres opposants au régime d'Alpha Condé arrêtés après le référendum constitutionnel et les élections législatives de mars 2020 et la présidentielle d'octobre 2020 sont encore détenus depuis plus d'un an sans jugement.
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