Arrêté pour le viol présumé de deux mineures, Evans Juma Wanjala a fourni un récit "effrayant" de l'enlèvement, de l'agression et de l'étranglement de cinq filles âgées de 10 à 15 ans sur une période de 18 mois, selon la police.Il a expliqué aux enquêteurs avoir mené des "missions épouvantables" dans l'ouest du Kenya, où il a finalement guidé les policiers jusqu'aux différents lieux du crime."Le pédophile a conduit les détectives sur les lieux de chacun des meurtres qu'il a commis, où les restes carbonisés des mineures assassinées avaient été retrouvés auparavant", a expliqué sur son compte twitter la Direction des enquêtes criminelles (DCI).Des morceaux de corps en décomposition avaient été retrouvés ces derniers mois dans ces endroits isolés.Les analyses médico-légales effectuées sur place ont ensuite permis de relier le suspect aux victimes.La découverte le 15 juin de sa dernière victime connue, une jeune fille de 13 ans, avait déclenché des manifestations dans la région."Le modus operandi" du pédophile était toujours le même: "les victimes étaient d'abord souillées avant d'être étranglées à mort et abandonnées dans les buissons pour être dévorées par des bêtes sauvages", selon la DCI.Deux des victimes ont été retrouvées enveloppées dans des sacs de jute, sous des légumes, selon la police, qui a diffusé des photographies de l'accusé ainsi que des éléments des scènes de crime, notamment un crâne et des sous-vêtements.Mercredi, un autre homme avait été interpellé, décrit par la police comme un "vampire assoiffé de sang" qui a admis le meurtre d'au moins 10 enfants.Arrêté pour la disparition de deux enfants, le jeune homme de 20 ans a avoué en avoir tué beaucoup plus, a expliqué la police.Il a tué ses victimes "de la manière la plus impitoyable, parfois en suçant le sang de leurs veines avant de les exécuter", selon la DCI.Les meurtres, qui visaient des enfants de 12 et 13 ans, remontent à cinq ans, et d'autres corps restent à retrouver.Selon la police, les disparitions d'enfants au Kenya, qui sèment la psychose chez de nombreux parents, se sont multipliés: près de deux par jour ces dernières semaines."L'arrestation de ces deux suspects est une avancée majeure dans nos enquêtes", a déclaré George Kinoti, le directeur des enquêtes criminelles, qui a exhorté les parents à surveiller de près leurs enfants.
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