Mis en place par les deux pays d'Afrique de l'Ouest, qui représentent ensemble environ 60% du cacao mondial, l'institution doit "assurer une durabilité à l'économie cacaoyère", a déclaré l'Ivoirien Alex Pierre-Arnaud Assanvo, son premier secrétaire exécutif, nommé jusque fin septembre 2025.Le CIGCI, dont le siège est installé à Accra, veut se montrer "inflexible sur la question de la promotion du bien-être et des intérêts collectifs des producteurs de cacao dont beaucoup vivent dans la misère", souligne le communiqué final de cette première rencontre.La Côte d'Ivoire et le Ghana, qui représentaient à eux deux 64% de la production mondiale de cacao pour la campagne 2019-2020 selon l'ICCO (Organisation internationale du cacao), se sont déjà engagés en juin 2019 dans une initiative conjointe pour garantir des revenus minimums aux cultivateurs avec le versement d'une prime au-delà du prix du marché.Les planteurs des pays tropicaux sont les parents pauvres du secteur : ils ne perçoivent que 6% des 100 milliards de dollars par an que représente le marché mondial du cacao et du chocolat, verrouillé par les grands industriels.En Côte d'Ivoire, plus de la moitié d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, selon une étude de la Banque mondiale, alors que le cacao fait vivre 5 à 6 millions de personnes. La situation est comparable au Ghana, où quelque 800.000 familles vivent de l'or brun.
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