"Le souverain lui-même fait partie des numéros sélectionnés comme cibles potentielles de Pegasus. Avec nos partenaires du consortium créé par Forbidden Stories, dont fait partie la cellule investigation de Radio France, nous avons en effet pu établir qu'un des numéros de téléphone qui figurent dans le listing des services de renseignement marocains est bien celui de Mohammed VI. Et tout son entourage a subi le même sort", écrit-elle dans un article publié mardi sur le site de FranceInfo TV."Parmi les numéros de portables que le consortium du projet Pegasus a pu identifier dans la liste des personnes susceptibles d'être attaquées par le logiciel espion Pegasus au Maroc" figurent notamment ceux "d'un grand nombre de membres de la famille royale", à commencer par celui de Salma Bennani, l'épouse du roi, mère des deux héritiers du trône, indique-t-elle. Aussi ciblé: "le prince Moulay Hicham, l'un des cousins du roi, qui figure en quatrième position dans l'ordre de ses successeurs", surnommé "+prince rouge+ en raison de ses prises de position critiques contre la monarchie". En outre, "tout son entourage a été sélectionné comme cible de Pegasus": son épouse, leurs deux filles, son jeune frère, le prince Moulay Ismaïl et même l'exploitant d'une ferme qui lui appartient, énumère la cellule de Radio France.L'homme d'affaires et ancien gendre de Hassan II, Fouad Filali, est également potentiellement visé: "ses trois numéros de portables (...) ont été entrés dans le système, ainsi que ceux de sa soeur, de sa fille (nièce du roi Mohammed VI), ainsi que de deux architectes français installés à Rabat qui travaillaient alors sur le chantier du palace Bozzi Corso, un hôtel de luxe situé à Lecce, dans les Pouilles, en Italie, dont Fouad Filali était le propriétaire", ajoute-t-elle."A encore été sélectionné (...) le numéro de Mohamed Mediouri, beau-père de Mohammed VI et ancien garde du corps personnel de Hassan II" déchargé de ses fonctions en mai 2000 par l'actuel souverain, en sus d'un "membre de la holding qui gère les fonds de la famille royale", selon la même source.Enfin sont cités le "chambellan du roi, Sidi Mohammed Alaoui, (le) secrétaire particulier du monarque et trois autres membres de la famille de ce dernier", mais aussi le "chef de la gendarmerie royale du Maroc, le général Haramou, et (...) l'ancien chef des gardes du corps de Mohammed VI, Hassan Charrat, qui fut démis de ses fonctions en octobre 2018 par le tout puissant chef de la police et du renseignement Abdellatif Hammouchi lui-même".
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