Zimbabwe: des ONG accusent Mugabe de réprimer ses opposants

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JOHANNESBURG (AFP)

Des groupes de défense des droits de l'homme au Zimbabwe ont accusé le président Robert Mugabe d'utiliser la police et l'armée pour intimider l'opposition et les militants politiques à l'approche des élections prévues cette année.

"Nous nous préparons à une période difficile au Zimbabwe.A chaque fois qu'il y a des élections il y a de la violence", a déclaré le porte-parole de la coalition Crise au Zimbabwe Dewa Muvhinga à des journalistes à Johannesburg.

Ceux qui vont vraisemblablement être chargés de veiller au respect de la loi ne sont pas indépendants, ce sont des partisans de Mugabe", a-t-il ajouté.

Il a souligné que le président du Zimbabwe a récemment fait arrêter un ministre, des parlementaires et des journalistes afin d'intimider la société civile.

M. Muvhinga a estimé que "le contexte politique actuel n'est pas propice à des élections libres, crédibles et honnêtes".

"Les droits de l'homme au Zimbabwe se détériorent rapidement, Mugabe continue à utiliser l'appareil d'Etat pour violer les droits de la population", a-t-il ajouté.

Tiseke Kasambala, un représentant de l'association Human Rights Watch, a estimé que la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) doit s'impliquer au Zimbabwe pour éviter un conflit tels qu'en Côte d'Ivoire ou en Libye.

Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, qui refusait jusqu'à présent l'organisation rapide d'élections, s'est résolu le 10 mars à un scrutin encadré par l'Afrique australe pour mettre un terme au "dysfonctionnement" du gouvernement d'union.

Il a cependant appelé vendredi le SADC à agir pour éviter que le pays ne plonge à nouveau dans des "jours sombres".

Le SADC, qui avait permis l'accord de partage du pouvoir entre MM.Mugabe et Tsvangirai en 2009, doit discuter de la situation au Zimbabwe lors d'une réunion en Zambie le 31 mars.

Le ministre de l'Energie de M. Tsvangirai, Elton Mangoma, a été récemment inculpé d'"abus de pouvoir", et la Cour suprême a annulé l'élection du président de son parti à la tête du Parlement.

Par ailleurs, des parlementaires appartenant au camp de M. Tsvangirai, des journalistes et des militants politiques ont été emprisonnés.

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