Le département d'Etat s'est dit "particulièrement troublé" en ce qui concerne la situation des médias en Tunisie, après la fermeture sans explications ni base légale du bureau de la chaîne qatarie Al-Jazeera à Tunis."Nous appelons au respect scrupuleux de la liberté d'expression et d'autres droits civiques", lit-on encore dans ce communiqué, qui demande à la Tunisie de ne pas "dilapider" ses efforts démocratiques.Un peu plus tôt la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki avait appelé au respect des "principes démocratiques" dans le pays.Mais elle n'a pas fait de commentaire sur une qualification éventuelle de "coup d'Etat" des événements qui se succèdent en Tunisie, une terminologie immédiatement employée par le principal parti au Parlement tunisien, Ennahdha.Le président tunisien Kais Saied a limogé lundi le ministre de la Défense, au lendemain de sa décision de suspendre les activités du Parlement et de limoger le Premier ministre, plongeant dans l'inconnu la jeune démocratie, par ailleurs durement éprouvée par la pandémie de Covid-19.Après une journée de manifestations dimanche dans de nombreuses villes du pays contre la gestion sanitaire du gouvernement de Hichem Mechichi, le président Saied a limogé ce dernier et annoncé "le gel" des activités du Parlement pour 30 jours.Ces événements ont suscité l'inquiétude de la communauté internationale, consciente de la fragilité de la démocratie tunisienne, un peu plus de dix ans après la mobilisation du Printemps arabe.La Tunisie est considérée comme le seul pays à avoir vraiment réussi une transition démocratique suite à cette vague de soulèvements dans les pays arabes, qui avait provoqué la chute en janvier 2011 du régime autoritaire de Ben Ali.
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