Dans un communiqué, l'ONG explique qu'au vue du contexte extrêmement dangereux dans le nord-est du Nigeria, en proie à une insurrection jihadiste depuis douze ans, elle se doit d'assurer la sécurité de son équipe, notamment en organisant "des formations et des exercices de simulations"."Ces exercices sont des procédures standards pour de nombreuses ONG's, au Nigeria et dans le monde, et en aucun cas les membres d'Acted ne portent d'armes lors de ces exercices ou lorsqu'ils délivrent assistance", a-t-elle assuré.La veille, les autorités de l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, avaient ordonné la suspension immédiate de ses activités alors que l'ONG française avait "été retrouvée en train d'utiliser des armes factices pour des sessions d'entrainement" dans un hôtel de Maiduguri, la capitale régionale. Les autorités avaient affirmé que deux formateurs nigérians avaient été conduits au poste de police et qu'une enquête avait été ouverte.Dans son communiqué, Acted assure que la session d'entrainement tenue la veille rentrait dans le cadre de ses formations pour préparer ses équipes à faire face à de potentiels incidents de sécurité, et réaffirmé son attachement à travailler en "très étroite collaboration" et "toute transparence" avec les autorités. Dans les zones de conflit, les ONG sensibilisent régulièrement à la sécurité leur personnel. Des armes factices peuvent être utilisées dans le cadre de ces formations.Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 40.000 morts et deux millions de déplacés.
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