Soldats tchadiens "exécutés" : trois ministres centrafricains à N'Djamena

Infos. Trois ministres centrafricains sont arrivés mardi au Tchad pour tenter d'apaiser leur voisin après la mort de six soldats tchadiens dans l'attaque par l'armée centrafricaine d'un poste frontalier dont cinq ont été "enlevés et ensuite exécutés", selon N'Djamena.

Soldats tchadiens "exécutés" : trois ministres centrafricains à N'Djamena
"Ce sont des crimes de guerre qui ont été commis. Il s'agit d'un coup prémédité. Il faut que les autorités centrafricaines soient courageuses pour accepter leurs erreurs et qu'elles assument", a déclaré mardi soir à l'AFP Abderaman Koulamallah, le porte-parole du gouvernement tchadien.La Centrafrique, quant à elle, en guerre civile depuis huit ans, assure que son armée poursuivait "à la frontière" des éléments d'une coalition rebelle qui a cherché en décembre à renverser le pouvoir, avant d'être repoussée et presque battue en raison de l'intervention massive de paramilitaires russes."Trois ministres sont partis en mission à N'Djamena avec une lettre du président (Faustin Archange) Touadéra", a dit à l'AFP Albert Yaloké Mokpémé, le porte-parole de la présidence centrafricaine."Il y a eu des évènements malheureux à la frontière et il faudrait que nos deux pays travaillent à la normalisation et au retour de la paix pour que ce travail de sécurisation de nos frontières se fasse dans de bonnes conditions", a-t-il ajouté.Lundi, Bangui a rapidement tenté d'apaiser son voisin du nord en déplorant des "morts" dans les deux armées au cours d'"échanges de tirs (...) à la frontière" et proposant une "enquête conjointe" au Tchad, qualifié de "pays frère". Mais elle n'a pas évoqué une quelconque "exécution" de soldats, ni pour l'admettre ni pour la nier."Il y a beaucoup d'infiltrations des groupes armés qui se replient chez nos voisins et un incident de cette nature devait finir par arriver", a estimé M. Mokpémé.Mardi soir, le Tchad campait sur ses positions. Répondant à la demande d'"enquête conjointe" de Bangui, M. Koulamallah a dit à l'AFP "réclamer une enquête internationale parce que nous ne pouvons pas être en même temps juges et partie"."En fonction de ce que ces émissaires vont nous dire, on verra ce qu'on pourra faire", a-t-il poursuivi.Denis Sassou Nguesso, le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), a pour sa part appelé dans un communiqué "à la retenue et à l'apaisement, afin de conjurer toute escalade aux conséquences dangereuses et retrouver un climat de confiance fraternelle".Après leur arrivée dans la capitale tchadienne, les trois ministres centrafricains ont été reçus par Mahamat Idriss Déby, le président du Conseil militaire du transition (CMT), qui a succédé à son père Idriss Déby Itno, mort au front en avril après 30 ans de pouvoir en menant lui-même une offensive contre des rebelles arrivés de Libye.Ils participaient ensuite à une réunion de travail avec le ministre tchadien des affaires étrangères selon le protocole d'Etat. yas-dwi-clt-amt/bds

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