Interrogé par l'AFP, l'ex-PDG islandais de la compagnie cap-verdienne a fait part de sa "déception et de son incompréhension", contestant l'argument du gouvernement cap-verdien selon lequel Icelandair n'était pas parvenu à redresser la compagnie locale.La décision du gouvernement cap-verdien "pénalise des milliers de passagers qui avaient déjà acheté leurs tickets, engendre une incertitude extrême pour les employés motivés par la reprise des opérations ainsi que des conséquences désastreuses pour le secteur du tourisme au Cap-Vert, qui a désespérément besoin d'une compagnie locale robuste", a affirmé Erlendur Svavarsson, qui dirigeait TACV jusqu'à l'annonce de sa nationalisation le mois dernier.Le gouvernement du Cap-Vert a annoncé le 21 juin sa décision de renationaliser Cabo Verde Airlines, dont il avait cédé 51% des parts à une filiale d'Icelandair en 2019, jugeant que la partie islandaise n'avait "pas respecté les accords établis".Dans un communiqué publié cette semaine, la filiale d'Icelandair, Loftleidir Cabo Verde, a répliqué en affirmant avoir "rempli toutes ses obligations" depuis son entrée au capital il y a deux ans.Après une forte croissance de l'activité en 2019, la compagnie cap-verdienne est clouée au sol depuis mars 2020 à cause du Covid-19, qui a plombé l'économie de l'archipel situé au large du Sénégal.Loftleidir Cabo Verde indique "analyser ses droits et les moyens légaux disponibles pour inverser la nationalisation et être indemnisé du dommage causé par l'action de l'Etat cap-verdien".Ce dernier avait gardé 39% du capital, les 10% restants appartenant aux salariés.
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