Cette bâtisse située sur la commune de Vif ouvre samedi au public après cinq ans de réflexions et de travaux menés par le département de l'Isère, accompagné par le musée du Louvre, qui prête 82 objets.Le parcours permanent, finement agencé entre les murs de cette ancienne maison bourgeoise, insiste sur l'univers familial du jeune Jean-François (1790-1832) et le "rôle fondateur" de Jacques-Joseph Champollion-Figeac dans les découvertes majeurs de son frère cadet, explique Caroline Dugand, la conservatrice du musée.On découvre au fil des salles la curiosité folle de ce chercheur pour l'Orient: une gravure de son nom en hiéroglyphes sur une poutre de la chambre, des ornements d'inspiration égyptienne sur une armoire, son habit égyptien porté lors de sa visite du pays en 1828.Le rachat des bâtiments par le département, en 2001, a permis l'exposition des collections privées conservées par les descendants de la famille, comme un estampage de la pierre de Rosette ou le "bureau du déchiffrement", un secrétaire en acajou extrait de son appartement parisien de la rue Mazarine où est intervenu, en 1822, cet "Eurêka" fondateur de toute une discipline, l'égyptologie.Quelques objets rapportés des collections du département des antiquités égyptiennes du Louvre rappellent que Champollion, "conscient de faire découvrir une nouvelle civilisation" à Paris et au monde, fut le concepteur, en 1826, des premières salles dédiées à l'Egypte antique au Louvre, explique l'une de ses conservatrices en chef, Florence Gombert-Meurice.Le musée nous baigne ainsi dans la naissance d'une discipline scientifique permise par le déchiffrement des hiéroglyphes, mais aussi la "Description de l'Egypte", ouvrage monumental tiré des relevés de l'expédition d'Egypte menée par Bonaparte au tournant des 18e et 19e siècles.
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