"Il n'y a pas que la guerre dans la vie. Il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix, mais aussi un temps pour l'économie. Aujourd'hui, nous sommes venus pour que les opérateurs et les investisseurs, et en particulier de la Fédération de Russie, se rendent compte de ce dont nous disposons", a déclaré M. Ngrebada dans un entretien à l'AFP."Nous avons abondamment du diamant et de l'or, nous avons du bois, de la bauxite, du pétrole, de l'uranium, donc beaucoup de matières du sous-sol qui n'attendent qu'à être exploitées", a-t-il indiqué, disant toutefois vouloir un "transfert de technologies" de la part de la Russie."Il n'y a pas que les Russes qui sont intéressés, il y a les Chinois, il y a des ressortissants de beaucoup de pays", a ajouté le Premier ministre centrafricain.Interrogé sur la question par l'AFP, le Premier ministre a déclaré que cela ne constituait "pas du tout" une contrepartie économique au soutien militaire apporté par la Russie."Contrairement à ce qu'il se dit, nous avons de très belles relations avec la France" qui "reste notre partenaire privilégié, au même titre que la Russie", a également assuré Firmin Ngrebada.Moscou, qui exerce une grande influence dans cette ancienne colonie française d'Afrique centrale, entretient depuis 2018 un important contingent d'"instructeurs" pour former l'armée centrafricaine.En décembre, la Russie a dépêché d'urgence des centaines de paramilitaires pour voler au secours de l'armée démunie du président Faustin Archange Touadéra menacé par une rébellion.De nombreux témoins, ainsi que des ONG, assurent que ces paramilitaires sont des combattants du groupe de sécurité privé russe Wagner, ce que la Russie dément.Lors d'un autre point de presse auquel à assisté l'AFP, Firmin Ngrebada a indiqué que leur action avait permis de "bons" résultats et la reprise de zones occupées par les groupes armées: "Aujourd'hui, la plupart de ces zones sont sous le contrôle du gouvernement", a-t-il souligné.Il a précisé que la présence des instructeurs russes était "normale" pour encadrer et "montrer comment utiliser" le matériel aux soldats de l'armée centrafricaine en pleine reconstruction.
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