"Il est absolument essentiel d'avoir un envoyé spécial pour relancer le dialogue politique sur le Sahara occidental", a déclaré M. Guterres lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à l'occasion d'une visite à Madrid.En l'absence d'accord entre les deux parties, le poste est vacant depuis la démission en mai 2019, officiellement pour raisons de santé, du dernier titulaire, l'ex-président allemand Horst Kohler."La difficulté, c'est que nous avons déjà proposé 13 noms, et jusqu'à présent, nous n'avons pas obtenu le consensus des parties", a-t-il déploré, lançant un appel aux deux parties "à réserver un bon accueil au prochain candidat, parce qu'il est absolument essentiel de relancer le dialogue politique, pour faire face également à toutes les frustrations qui existent dans une crise qui pour l'instant n'a pas d'issue".M. Guterres avait indiqué début mai avoir déjà proposé 12 candidats en deux ans. Il n'a pas précisé vendredi qui était ce 13e candidat ni laquelle des deux parties avait mis son veto.La question du Sahara occidental, considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, met aux prises le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, depuis le départ de l'Espagne, l'ancienne puissance coloniale, en 1975.Rabat, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire désertique, riche en phosphates et avec de fortes ressources marines (pêche), propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.Le Polisario, qui a proclamé la RASD en 1976, continue de réclamer, avec le soutien de l'Algérie, la tenue d'un référendum prévu par l'ONU au moment de la signature d'un cessez-le-feu entre les belligérants en 1991.Toutes les tentatives de règlement du conflit ont échoué jusqu'à présent.L'hospitalisation en avril en Espagne du chef du Polisario, Brahim Ghali, pour des complications liées au Covid-19 avait déclenché une crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat, avec pour point culminant l'arrivée en mai de quelque 10.000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta à la faveur d'un relâchement des contrôles frontaliers par les autorités marocaines.
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