"Je me suis entretenu aujourd'hui avec le président (Roch Marc Christian) Kaboré. J'exprimerai à nouveau la solidarité de la France lors de mon déplacement cette semaine au Burkina Faso", a indiqué le ministre des Affaires étrangères.Le bilan de l'attaque menée par de présumés jihadistes dans la nuit de vendredi à samedi à Solhan, commune rurale du Nord-Est du Burkina, avait atteint 160 morts dimanche en fin de journée, selon des sources locales.Depuis l'invasion du Nord du Mali en 2012 par des groupes jihadistes, la situation s'y est aggravée en dépit de l'intervention militaire française - d'abord Serval, puis Barkhane plus étendue - et a fait tâche d'huile, les groupes jihadistes frappant désormais le Burkina et le Niger, essentiellement dans ou près de la zone dite des "trois frontières" entre ces trois pays.Le Burkina, épargné par les violences du temps de Blaise Compaoré (1987-2014), accusé d'avoir négocié avec les groupes jihadistes pour préserver son pays, en est la victime depuis 2015: au moins 1.400 morts et un million de déplacés.Le président Kaboré, qui a succédé en 2015 à Blaise Compaoré, a fait de la lutte "antiterroriste" sa priorité et a été réélu en 2020 en grande partie sur la promesse de ramener la paix dans son pays.Mais l'armée burkinabè, faible et mal équipée, ne parvient pas à contrer les attaques de plus en plus nombreuses et doit s'appuyer sur des supplétifs civils, les Volontaires pour la défense de a patrie (VDP), qui payent un lourd tribut à la lutte antijihadiste.dla/fz/ayv/
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