La première attaque de village, qui a eu lieu à Mbingi, a fait au moins 10 morts, cinq femmes et cinq hommes, a indiqué à un correspondant de l'AFP Kinos Kathuho, président de la société civile de la localité voisine de Mamove, en faisant également état de quatre blessés.Faute de réseaux de communication, l'information n'a été transmise que vendredi à la mi-journée par des rescapés, a-t-il ajouté.La deuxième attaque a été commise vendredi matin à environ un kilomètre de la première, à Mapasana, près de Mbingi, et a fait cinq morts, selon Omar Kalisya, président de la société civile du Territoire de Beni, région du nord de la province du Nord-Kivu.Plusieurs personnes sont par ailleurs portées disparues, des maisons ont été incendiées et des boutiques pillées, a ajouté M. Kalisya.Les victimes ont été tuées à coups de haches et de machettes, et par armes à feu, selon les mêmes sources."La situation est grave, l'ennemi s'installe, mais on ne sait pas où", a constaté Omar Kalisya, et les habitants déplorent qu'il n'y ait pas encore eu d'opérations militaires dans cette zone dans le cadre de l'état de siège en vigueur dans le Nord-Kivu et la province voisine d'Ituri.A l'origine des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont accusés de massacres de civils ayant fait au moins 6.000 morts depuis 2013, d'après un bilan de l'épiscopat congolais.Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l'organisation jihadiste Etat islamique. Les Etats-Unis les ont placés en mars sur la liste des "organisations terroristes" affiliées à l'EI.Lors d'une conférence de presse, le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, a annoncé vendredi que l'armée avait perdu au moins 2.000 soldats depuis octobre 2014 dans la région de Beni lors de combats contre les ADF.Ces chiffres ont été donnés lorsque l'officier dressait le bilan de l'état de siège décrété le 6 mai par le président Félix Tshisekedi pour tenter de mettre fin aux tueries. "Avoir la paix tout de suite est une illusion. Mais nous allons imposer la paix. N'oubliez pas que la guerre a duré plus de 20 ans", a justifié l'officier.
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