Les avocats de M. Raissouni, en détention préventive depuis plus d'un an, ont demandé son transfert à l'hôpital "d'urgence pour sauver sa vie", quitte à la ramener ensuite au tribunal pour comparaître. Les deux demandes ont été rejetées par le juge, ainsi qu'une nouvelle demande de remise en liberté provisoire. Le journaliste 49 ans est poursuivi pour "agression sexuelle", après une plainte déposée par un militant LGBT. Une accusation qu'il a toujours nié. Le rédacteur en chef du journal Akhbar Al Yaoum -qui a cessé de paraître depuis mars - est en grève de la faim depuis 90 jours pour revendiquer la liberté provisoire. Au Maroc et à l'étranger, des défenseurs des droits humains, des intellectuels, des responsables politiques réclament qu'il soit jugé en état de liberté provisoire. Son état est "critique (...) il aime la vie, la grève de la faim lui a été imposée en raison du sentiment d'injustice terrible qu'il ressent", a assuré sa défense lors de l'audience. L'administration pénitentiaire (DGAPR) a affirmé mardi que le journaliste usait de sa "prétendue grève de la faim" pour "pousser le tribunal compétent à le remettre en liberté", dans une déclaration relayée par l'agence de presse marocaine MAP.Les soutiens de M. Raissouni parlent d'une affaire "politique", les autorités marocaines, elles, mettent en avant l'indépendance de la justice et la conformité des procédures."Je ne suis pas contre la liberté provisoire de l'accusé et je ne cherche pas à me venger mais je réclame un procès équitable", a déclaré à l'AFP le militant LGBT qui a porté plainte, et refuse d'être identifié, ajoutant qu'il est suivi par un psychologue. Pour sa part, son avocat Omar Alouane "regrette la décision de la défense de se retirer du procès". La justice avait décidé précédemment de poursuivre le procès du journaliste en son absence, le prochaine audience est prévue jeudi.
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