La plupart ont dû fuir leurs villages dans la foulée des attaques contre le port de Palma en mars, où des dizaines d'habitants ont trouvé la mort. Ils se sont réfugiés autour du village de Quitunda, tout près du site gazier qui était opéré par Total, où HRW affirme qu'ils sont pris au piège."Les forces de sécurité du gouvernement imposent des restrictions qui empêchent des dizaines de milliers de personnes de partir, les mettant en danger face aux combats et à la pénurie d'aide", affirme HRW dans son communiqué, précisant que des civils tentant de fuir ont été "agressés physiquement".Selon l'ONG, les militaires agissent ainsi car ils redoutent que des jihadistes ne se dissimulent parmi les déplacés.Le porte-parole du ministère de la Défense, Custodio Massingue, interrogé par l'AFP, a affirmé ne "pas être au courant"."Les soldats ne nous ont pas permis de quitter Quitunda, mais il n'y a rien là-bas, pas de nourriture, pas de médicaments, et l'eau est sale", a déclaré un jeune homme de 28 ans à HRW. "J'ai essayé de fuir Quitunda déjà à trois reprises. Des soldats m'ont attrapé et m'ont battu violemment".Des groupes armés jihadistes font régner la terreur depuis fin 2017 dans la province de Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie, riche en gaz naturel mais pauvre et à majorité musulmane. L'attaque d'ampleur contre Palma en mars a convaincu plusieurs pays, notamment le Rwanda et l'Afrique du Sud, d'envoyer des renforts militaires pour soutenir l'armée mozambicaine. Cette crise a fait plus de 800.000 déplacés et plus de 2.800 morts, la plupart des civils.
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