Ce retrait est aussi motivé par "le non respect des règles de la déontologie professionnelle, la désinformation et la manipulation ainsi qu'une agressivité avérée à l'égard de l'Algérie", a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ammar Belhimer, cité par l'agence officielle APS.La dépêche de l'APS rappelle que le gouvernement algérien avait adressé le 13 mars "un dernier avertissement avant retrait définitif" à France 24, en mettant en cause sa "couverture des marches du vendredi", une référence aux manifestations du Hirak, le mouvement populaire de contestation du régime.Sollicitée, la chaîne d'informations, qui a encore couvert samedi le scrutin des législatives en direct d'Alger, n'a pas souhaité réagir "dans l'immédiat".Interrogé, le ministère français des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.Le 13 mars, France 24 avait assuré faire son "travail le plus honnêtement possible". "Nous faisons juste notre travail de journalistes dans le respect des règles en vigueur", avait dit à l'AFP Marc Saikali, directeur de France 24.Les médias étrangers travaillant en Algérie sont soumis depuis des années à une procédure d'accréditation bureaucratique, opaque et aléatoire.Le directeur de l'Agence France-Presse (AFP) pour l'Algérie, Philippe Agret, nommé en octobre 2019, n'a jamais obtenu d'accréditation des autorités. Aucun motif n'a été fourni à ce sujet.Les conditions de travail sont en outre difficiles pour les journalistes algériens, sur fond de répression du Hirak par les autorités.Né en février 2019 d'un rejet d'un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, président aphasique, le mouvement s'est poursuivi malgré l'éviction de M. Bouteflika et de son clan, puis l'élection d'un nouveau chef de l'Etat, Abdelmajdid Tebboune.Le mouvement du Hirak réclament le démantèlement du système de gouvernance en place depuis l'indépendance en 1962.Les autorités affirment de leur côté que les principales revendications du Hirak ont été satisfaites.Après avoir boudé la présidentielle, la population algérienne s'est de nouveau détournée des urnes lors des législatives organisées samedi pour tenter d'affermir la légitimité du gouvernement.Selon des chiffres officiels, le taux d'abstention a avoisiné les 70%.
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