Des rebelles du Sud-Soudan ont posé des mines contre l'armée de cette région autonome qui doit devenir indépendante en juillet et où la violence représente "une énorme inquiétude", a déclaré mardi un responsable de la mission de l'ONU au Soudan (Unmis).
"Des mines ont été posées de manière à pouvoir toucher des convois de véhicules", a dénoncé à Juba David Gressly, qui dirige la section Sud de l'Unmis.
Les troupes du général rebelle George Athor sont soupçonnées d'opérations de ce type dans le nord de l'Etat de Jonglei, a ajouté M. Gressly, précisant que des démineurs étaient en route pour enquêter et aider au nettoyage.
Le Sud-Soudan, promis à l'indépendance le 9 juillet après la quasi-unanimité en ce sens lors du référendum de janvier sur l'avenir de la région, a connu ces dernières semaines un regain de violences entre rebelles et armée sudiste qui ont fait des centaines de morts, en majorité des civils.
"Nous avons réussi à accéder à de nombreuses zones dont l'accès était bloqué", a cependant déclaré M. Gressly, précisant qu'il y avait au moins quatre groupes de rebelles distincts, opérant dans les Etats de Jonglei, du Haut-Nil et de l'Unité.
Seules quelques zones restaient inaccessibles, à cause des mines ou des restrictions imposées par des commandants locaux de l'armée sudiste."Nous allons tenter de régler chacun de ces problèmes à mesure qu'ils se présentent", a assuré M. Gressly.
Les Sudistes ont rompu les négociations avec le Nord en vue de l'indépendance, accusant le régime de Khartoum de continuer à armer des milices hostiles, comme il l'avait fait durant la guerre civile dévastatrice qui a opposé Nord et Sud (1983-2005).Les autorités nordistes ont démenti.
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