A l'appel à une ville morte lancé par le Mouvement Sauvons le Yatenga (MSY), en hommage aux victimes du terrorisme, plusieurs milliers de personnes ont marché dans Ouahigouya, provoquant la fermeture des lycées, marchés et magasins de la ville. "Non à l'insécurité grandissante", "la patrie ou la mort, nous vaincrons", "non à la barbarie", scandaient les manifestants dont les leaders ont été reçus par le secrétaire général de la région du Nord, Jérémi Kouka Ouedraogo, selon le gouvernorat du Nord. "Cette marche vise à réclamer l'amélioration des conditions de vie et de travail des forces de défense et de sécurité et des volontaires pour La Défense de la patrie" (VDP) - supplétifs civils engagés dans la lutte antijihadiste aux côtés des forces burkinabè -, a expliqué à l'AFP Souleymane Kagoné, un des manifestants. Dimanche, au moins 53 personnes - 49 gendarmes et quatre civils - ont été tués lors d'une attaque perpétrée par des jihadistes présumés contre un détachement de gendarmerie d'Inata, dans le nord du Burkina Faso, selon un bilan officiel. Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques jihadistes régulières et meurtrières, en particulier dans les régions du nord et de l'est, dans la zone dites des "trois frontières", aux confins du Mali et du Niger, deux pays également confrontés aux opérations des jihadistes armés. Les violences, parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.
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