Ce dernier a précisé que le Premier ministre éthiopien avait appelé vendredi le chef de l'ONU à propos de cette affaire. Antonio Guterres lui a souligné que la décision éthiopienne était en contradiction avec les obligations induites par la Charte des Nations unies, a détaillé le porte-parole sans révéler ce qu'avait répondu le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, ni si un retrait de la décision était encore possible. Cette notification formelle d'une protestation est survenue alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni vendredi en urgence sur cette soudaine crise entre l'Ethiopie et l'Organisation. L'ONU a envoyé "une note verbale à la mission permanente de l'Ethiopie pour préciser que c'est une position juridique de longue date de l'Organisation de ne pas accepter l'application de la doctrine de persona non grata en ce qui concerne les fonctionnaires des Nations unies", a déclaré Farhan Haq, lors du point-presse quotidien de l'ONU. "Il s'agit d'une doctrine qui s'applique aux agents diplomatiques, ou utilisée par un Etat à l'égard d'un autre Etat. L'application de cette doctrine aux fonctionnaires des Nations Unies est contraire aux obligations découlant de la Charte des Nations unies et aux privilèges et immunités qui doivent être accordés aux Nations unies et à leurs fonctionnaires", a précisé le porte-parole. Jeudi, le gouvernement éthiopien a annoncé l'expulsion sous 72 heures de sept responsables d'agences de l'ONU accusés d'"ingérence" dans ses affaires internes, dont des membres d'Ocha (Affaires humanitaires) et de l'Unicef (agence pour l'enfance). Dans un communiqué, cette dernière a souligné que la décision éthiopienne était "regrettable et alarmante" alors que l'Unicef est présente en Ethiopie depuis plus de 60 ans.
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