Les forces de l'ordre guinéennes ont empêché dimanche des partisans de Cellou Dalein Diallo, principal opposant vaincu à la présidentielle de 2010, de se rassembler pour l'accueillir à son retour à Conakry après plus de trois mois d'absence, a constaté un journaliste de l'AFP.
Une centaine de policiers et gendarmes ont été postés à l'aéroport et dans ses environs dès les premières heures de la matinée, afin d'empêcher tout rassemblement de partisans de M. Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).
Des forces de l'ordre ont également été déployées le long d"une grande artère de la capitale guinéenne, le boulevard Le Prince, que devait emprunter le cortège de M. Diallo, ancien Premier ministre.
Selon Thierno Diallo, de l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH), les forces de l'ordre ont en outre dispersé à coup de gaz lacrymogène quelques dizaines de sympathisants de l'UFDG et procédé à des interpellations."Nous avons appris que des jeunes partisans de Dalein Diallo ont été interpellés non loin de l'aéroport", a-t-il affirmé à l'AFP.
Samedi soir, le gouvernorat de Conakry avait rendu public un communiqué largement diffusé à la télévision d'Etat, interdisant toute manifestation de rue dimanche."Le gouvernorat de la ville de Conakry rappelle à l'attention des associations de jeunesses, de femmes, d'ONG et des partis politiques que toute manifestation de rue et cortège sont formellement interdits", indiquait le texte, ajoutant: "tout contrevenant sera arrêté et poursuivi".
"Nous avions l'intention de lui réserver un accueil chaleureux à travers une grandiose mobilisation", a déclaré un de ses partisans de M. Diallo, affirmant que, "hélas, la dictature reprend place dans notre pays".
Cellou Dalein Diallo avait quitté la Guinée peu avant l'investiture du président élu Alpha Condé, le 21 décembre 2010, pour une longue tournée en Afrique et en Europe, notamment en France, ancienne puissance coloniale en Guinée.
Bien qu'il ait dénoncé des fraudes massives, M. Diallo avait reconnu sa défaite au second tour de la présidentielle du 7 novembre 2010, dont la campagne avait été marquée par des violences politico-ethniques.
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