"Des éléments d'une équipe de patrouille ont été victimes d'une attaque à l'IED (engin explosif artisanal) à Farakorosso, près de Mangodara. Le bilan est de deux éléments tombés" (tués, ndlr), a indiqué à l'AFP une source sécuritaire. "Il s'agit d'un binôme de militaires dont la moto a explosé sur une mine", a précisé une autre source sécuritaire, confirmant l'attaque. Les attaques avec des engins artisanaux se sont multipliées depuis 2018 au Burkina Faso, coûtant la vie à près de 300 personnes - civils et militaires -, selon un décompte de l'AFP. Ces attaques sont souvent couplées à des embuscades. Le 2 octobre, deux soldats ont été tués par un engin explosif sur l'axe Mangodara-Banfora, à hauteur de la localité de Larabin, toujours dans la région des Cascades. Deux jours plus tard, 14 soldats ont été tués dans une attaque contre un détachement militaire à Yirgou, dans le nord du Burkina Faso, selon le ministère de la Défense. Pays sahélien pauvre, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes jihadistes affiliés à l'Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, visant civils et militaires. Ces attaques, parfois mêlées à des violences intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.
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