Hosni Moubarak se dit victime de "campagnes de diffamation"

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LE CAIRE (AFP)

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak se dit victime de "campagnes de diffamation" et dément posséder des biens à l'étranger, dans un message sonore diffusé dimanche sur la chaîne al-Arabiya, sa première intervention depuis sa chute il y a deux mois.

"Je ne peux garder le silence face aux campagnes de diffamation et aux tentatives de porter atteinte à ma réputation et à mon intégrité, ainsi qu'à la réputation et à l'intégrité de ma famille", affirme M. Moubarak, qui a démissionné le 11 février sous la pression de la rue après trois décennies de pouvoir.

Il évoque aussi une "campagne injuste" dont il dit avoir "beaucoup souffert".

M. Moubarak assure que ni lui ni son épouse Suzanne n'ont "de biens ou de comptes à l'étranger", alors que les nouvelles autorités égyptiennes ont demandé le gel de ses avoirs dans le pays et à l'étranger, et annoncé la création d'une commission pour enquêter sur ses biens et ceux de ses proches.

L'ancien chef de l'Etat assure être prêt à coopérer avec la justice sur cette question.Il ne mentionne toutefois pas les avoirs de ses deux fils, Alaa et Gamal, qui détiendraient d'importantes fortunes selon leurs détracteurs.

Dans ce message sonore enregistré de quelques minutes, que la chaîne a diffusé avec une simple photo de lui en illustration, M. Moubarak ne donne aucune indication sur le lieu où il se trouve.Les autorités assurent qu'il est assigné à résidence dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh.

Le nouveau pouvoir égyptien a récemment démenti des informations de presse selon lesquelles M. Moubarak se serait rendu dans la ville de Tabouk, en Arabie saoudite, pour un traitement anti-cancéreux.

Des manifestants rassemblés sur la grande place Tahrir du Caire, épicentre des manifestations qui ont provoqué sa chute, réclament depuis plusieurs jours que l'ancien président et d'autres membres de son régime soient traduits en justice.

M. Moubarak, 82 ans, a régné sans partage pendant près de 30 ans sur l'Egypte avant d'être chassé par une révolte de 18 jours inspirée par le soulèvement qui a avait renversé quelques semaine plus tôt le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

Il a remis le pouvoir au Conseil suprême des forces armées, dirigé par son ministre de la Défense, le maréchal Hussein Tantaoui.

L'armée égyptienne a dissout le Parlement et confiné le gouvernement à la gestion des affaires courantes.Elle a toutefois promis de rendre le pouvoir aux civils à la fin de l'année après des élections législatives et présidentielle.

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