Mercredi 13 Avril, plusieurs partisans de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti d'opposition mené par Cellou Dalein Diallo, ont écopé de peines de prison suite à une manifestation interdite par le pouvoir en place.En tout 60 personnes ont été présentées à la justice. Dix d'entre elles ont été condamnées à un an de prison avec sursis, 17 à six mois de prison avec sursis et à des amendes, 26 ont été relaxées. Les peines les plus dures ont été prononcées à l'égard de 7 responsables de la garde personnelle de Cellou Dalein Diallo. Ceux-ci ont écopé d'un an de prison ferme. Arrêtés pour « attroupements et manifestations illégales », ils ont été jugés dans deux tribunaux de Conakry. Délit de manifestationL'affaire remonte au 3 Avril dernier. Cellou Dalein Diallo, le candidat qui avait perdu au deuxième tour de la présidentielle guinéenne était de retour après une absence de plusieurs semaines. Ses partisans ont alors prévu de l'accueillir par un rassemblement dans la capitale guinéenne. Mais le gouverneur de Conakry avait précédemment, par décret, interdit toute manifestation. Les plus téméraires ont fait fi de cette interdiction et une petite centaine de personne s'est alors réuni pour accueillir le leader de l'opposition. Ils ont alors été arrêtés après avoir essuyé des tirs de la police ayant mené à la mort d'une personne et à 14 blessés. Pour Soriba Camara, secrétaire général de l'Union pour le développement de la Guinée (UDG), « Il y a eu des sursis, il y a eu des condamnations à un an, mais moi je dis que tout ceci est inspirateur d'enseignement pour chacun et tous. J'interpelle désormais la Guinée à comprendre que dans notre marche commune, nous devons beaucoup faire attention et respecter les lois ». Matthieu Jean
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