Cet appel, le premier du chef de l'ONU, intervient au lendemain d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU au cours de laquelle les grandes puissances et l'ONU avaient affiché une grande prudence à l'égard de la crise politique qui secoue la Libye, sans prendre parti - sauf la Russie - pour l'un des deux exécutifs concurrents dans ce pays. Le gouvernement formé par l'ex-ministre de l'Intérieur Bachagha est en concurrence avec le cabinet en place dans la capitale Tripoli, issu des accords politiques parrainés par l'ONU et dirigé par Abdelhamid Dbeibah qui refuse de céder le pouvoir. "Le secrétaire général et M. Bachagha ont discuté des derniers développements en Libye", a précisé dans une déclaration Stéphane Dujarric. Antonio Guterres "a exprimé sa profonde préoccupation face à la polarisation politique en cours en Libye, qui comporte des risques importants pour la stabilité durement acquise de la Libye", a ajouté le porte-parole. En réponse à des questions, Stéphane Dujarric a rejeté l'idée que cet appel signifiait une reconnaissance pour l'ex-ministre de l'Intérieur et un abandon du soutien apporté jusqu'alors par l'ONU à Abdelhamid Dbeibah. Mercredi, seule la Russie avait explicitement apporté son appui à M. Bachagha. Sa nomination "est un pas important vers le règlement de la crise qui n'a que trop duré", avait déclaré l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy. Déjà minée par les divisions entre institutions concurrentes dans l'Est et l'Ouest, la Libye compte ces deux gouvernements rivaux depuis mars, comme entre 2014 et 2021, alors en pleine guerre civile après le renversement du régime de Kadhafi. Si la crise politique perdure, l'ONU et une grande partie de la communauté internationale craignent une reprise d'affrontements armés en Libye.
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