Les rebelles tigréens ont affirmé mardi avoir été "obligés" de reprendre les combats dans l'Afar, quelques semaines après un repli dans leur fief qui avait suscité des espoirs de paix. "Les informations sur une reprise des affrontements dans la région sont très préoccupantes et nous réitérons nos appels à tous les acteurs pour qu'ils cessent toutes les opérations offensives, qui entravent aussi l'accès humanitaire qui est si crucial", a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Il a néanmoins "salué" l'accord donné mercredi par le gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à une abrogation de l'état d'urgence annoncé en novembre lorsque les rebelles menaçaient de marcher sur la capitale. Ned Price a dit "espérer" que les parlementaires approuveront "bientôt" cette décision. "Nous appelons le gouvernement à libérer tous ceux qui ont été arrêtés sous cet état d'urgence", a-t-il ajouté. Deux émissaires américains qui viennent de se rendre à Addis Abeba ont "encouragé" Abiy Ahmed à "saisir ce que nous pensons être une ouverture actuelle pour la paix, en mettant fin aux hostilités, en négociant un cessez-le-feu, en libérant tous les détenus, et rétablissant un accès humanitaire de manière durable et en jetant les fondations d'un dialogue national inclusif", a insisté le porte-parole du département d'Etat.
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