Des tirs de soldats ont été entendus dans la nuit de lundi à mardi à Gorom-Gorom, localité de l'extrême-nord du Burkina Faso, pays confronté à des mouvements de contestation depuis cinq jours, en particulier de militaires, a-t-on appris mardi auprès de témoins.
En revanche, le calme était revenu dans les autres villes touchées par des mutineries et des manifestations de jeunes.
Des soldats ont tiré "pendant quelques temps avant de cesser", ont rapporté à l'AFP des habitants de Gorom-Gorom, située à la frontière malienne.
Les tirs provenaient d'éléments du détachement du 11e régiment d'infanterie commando, basé à Dori, capitale de cette région du Sahel, selon les mêmes sources.
A Ouagadougou, Pô (sud), Tenkodogo (est) et Kaya (nord), théâtre ces derniers jours de mutineries de soldats qui ont tiré en l'air et se sont livrés à des pillages, le calme prévalait mardi matin, selon des sources concordantes.
Les soldats qui réclamaient le paiement des salaires du mois de mars, d'une indemnité de logement et d'une prime alimentaire, ont commencé à les percevoir dès samedi.
A Koudougou (centre-ouest) où des jeunes avaient violemment manifesté lundi, incendiant le siège local du parti au pouvoir, une résidence de l'ex-Premier ministre Tertius Zongo, ainsi que le domicile du proviseur du principal lycée de la ville, le calme était également revenu mardi.
Pour tenter d'arrêter la révolte populaire, le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a nommé lundi soir un nouveau Premier ministre, l'ambassadeur du Burkina à Paris, Luc-Adolphe Tiao.
Il remplace Tertius Zongo dont le gouvernement avait été dissous le 15 avril, au début des mutineries.
M. Compaoré avait nommé dès vendredi et samedi de nouveaux chefs dans l'armée et instauré un couvre-feu dans la capitale, toujours en vigueur.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.