Lancement de l'"Initiative Paris-Nairobi" sur les énergies renouvelables

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PARIS (AFP)

Il y a "urgence" à doter l'Afrique d'une "énergie moderne, fiable et propre", qui est la clé du développement, a déclaré jeudi à Paris la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'occasion du lancement de l'"Initiative Paris-Nairobi" sur les énergies renouvelables.

Et il faut rassurer les bailleurs de fonds et attirer les financements adéquats en prouvant qu'il est possible d'y monter "des projets de qualité", a-t-elle ajouté devant les ministres de près de 70 pays, dont une trentaine de pays africains.

Il s'agissait de la première réunion de "l'Initiative Paris-Nairobi", lancée par l'ex-ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, qui co-présidait cette session et a appelé à "illuminer et verdir l'Afrique".

Ce processus entend proposer des solutions pour "lever les obstacles à l'investissement public et privé" dans des projets d'énergies propres dans les pays les plus pauvres, et en premier lieu en Afrique.

"Il y a urgence à s'engager en faveur d'un accès de 100% des populations à une énergie moderne, fiable et propre", a déclaré Mme Kosciusko-Morizet.

"C'est une condition pour atteindre tous les autres objectifs du millénaire" comme "l'amélioration de la santé" ou "la réduction de la pauvreté", a-t-elle expliqué.

Lors du sommet sur le climat de Copenhague fin 2009, les pays riches se sont engagés à verser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour aider les pays les plus vulnérables à s'adapter au changement climatique, mais aussi à le combattre.

Une grande partie de cet argent devrait provenir de "financements innovants", dont l'origine n'est pas encore définie mais qui transiterait par le Fonds vert créé lors du dernier grand rendez-vous climat à Cancun, fin 2010.

"Tout le monde est aujourd'hui convaincu de la nécessité de mettre en oeuvre ces financements innovants, mais la dernière question qui est soulevée par les uns et par les autres, la dernière barrière, est: +Mais on ne sait pas très bien quels projets seraient financés par le Fonds vert+", a déclaré "NKM".

"C'est le serpent qui se mord la queue.On n'a pas assez de projets, parce qu'il n'y a pas assez de financements et les financements sont refusés parce qu'on dit qu'on n'est pas bien sûrs de la qualité des projets.L'Initiative Paris-Nairobi vise à rompre ce cercle vicieux", a-t-elle assuré.

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