Le président américain "a exprimé sa préoccupation que les hostilités, y compris les récentes frappes aériennes, continuent à causer des morts et des souffrances civiles", selon le communiqué de son administration. Il a également "félicité (Abiy Ahmed) pour la libération récente de plusieurs prisonniers politiques". Joe Biden a par ailleurs répété que les Etats-Unis s'étaient engagés "à travailler aux côtés de l'Union africaine et de partenaires régionaux pour aider les Ethiopiens à résoudre le conflit de manière pacifique". Les deux hommes "ont évoqué les moyens d'accélérer le dialogue en vue d'un cessez-le-feu négocié, la nécessité d'améliorer rapidement l'accès à l'aide humanitaire à travers l'Ethiopie, et le besoin de répondre aux préoccupations de tous les Ethiopiens en matière de droits humains, y compris en matière de détentions liées à l'état d'urgence", selon la Maison Blanche. Les organisations humanitaires viennent de suspendre leurs activités autour d'un camp de déplacés situé dans la région éthiopienne en guerre du Tigré, après une frappe aérienne meurtrière. Les rebelles tigréens ont accusé samedi le gouvernement d'avoir mené dans cette zone une attaque de drone ayant tué selon eux 56 personnes, tandis qu'un responsable du principal hôpital de la région a fait état de 55 morts et 126 blessés. Les responsables du gouvernement éthiopien n'ont pour leur part pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Cette attaque a eu lieu au moment même où le gouvernement éthiopien annonçait l'amnistie de plusieurs hauts responsables du TPLF (Front de libération du peuple du Tigré) et d'autres dirigeants de l'opposition. Le conflit au Tigré, qui dure depuis novembre 2020, a fait des milliers de morts et la région est selon l'ONU soumise à un "blocus de facto" de l'aide humanitaire.
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