D'intenses combats se sont déroulés à Misrata, dans l'ouest de la Libye, faisant au moins 10 morts samedi, a indiqué à l'AFP un responsable de l'hôpital de la ville, qui était débordé par une affluence de blessés, dont des soldats pro-Kadhafi.
D'après un médecin du principal hôpital de la ville "depuis huit heures ce matin, nous avons dix morts et une cinquantaine de blessés, ce qui représente habituellement le bilan d'une journée complète".
"Nous sommes débordés, dépassés, nous manquons de tout: personnel, équipement et médicaments", a souligné le Dr Khalid Abou Salra, à l'hôpital al Hikma.
Des ambulances se succédaient toutes les trois ou quatre minutes, déposant notamment des soldats de Kadhafi blessés alors que du personnel médical nettoyait frénétiquement des brancards tachés de sang, a constaté un journaliste de l'AFP.
Dans la troisième ville de Libye, située à 200 km à l'est de Tripoli et théâtre depuis plusieurs semaines d'une guérilla urbaine meurtrière entre rébellion et loyalistes, on entendait samedi des explosions et des coups de feu.Un énorme panache de fumée était visible à la mi-journée sans qu'on ne sache d'où il provenait.
Un bateau de l'Organisation internationale pour les migrations est arrivé dans la ville samedi matin, avec un chargement de médicaments et de nourriture.Il doit repartir dans l'après-midi vers Benghazi, fief des rebelles dans l'Est libyen, avec un millier de réfugiés étrangers à bord, en majorité de Nigériens.
L'OIM a déjà évacué de Misrata plus de 3.100 réfugiés de 21 nationalités coincés dans la ville.
Devant le port, des centaines de familles libyennes faisaient la queue dans l'espoir de monter dans le bateau.
Lors du précédent passage du bateau affrété par l'OIM qui fait la navette depuis plusieurs jours entre Misrata et Benghazi, "la route menant au port était bloquée par des Libyens qui voulaient fuir, raconte Jérémy Haslam, principal responsable de la gestion de crise coté rebelles libyens.
"Les Libyens ne comprennent pas que les autorités portuaires ne les laissent pas rentrer", a-t-il ajouté.
Houssam Dakir, un électricien syrien de 50 ans, arrivé en Libye pour travailler le 17 février, est "très content" de rentrer chez lui après avoir été témoin de violents combats.
"Les hommes de Kadhafi visent tout ce qui bouge dans la ville, mais ils souffrent beaucoup aussi", a-t-il raconté à l'AFP, évoquant l'enterrement de "onze ou douze hommes de Kadhafi" quelques jours auparavant.
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